Encore trop souvent dans des écuries nous entendons des cavaliers, coaches ou palefreniers qui hurlent sur leurs chevaux. Crier sur son cheval est une méthode de communication devenue banale pour certains et pourtant inefficace. En effet, l’ouïe du cheval diffère de la notre.

Les chevaux sont des animaux qui communiquent avec leur corps, ils n’ont pas besoin de crier pour se faire comprendre et être compris. D’ailleurs, « crier » est un langage qu’ils ne connaissent pas. Un cheval « crie » quand il est en stress, par exemple lorsqu’il est séparé de ses copains, ou de sa mère lors du sevrage, mais jamais lorsqu’il demande quelque chose à un congénère.
Le cheval est un être subtil qui a besoin de vivre dans un environnement calme et paisible.
Seuls les humains communiquent de manière aussi peu respectueuse et si peu subtile, mais lorsque vous utilisez le « cri » comme moyen de communication avec votre cheval, la seule chose que vous obtiendrez et un stress et une peur de sa part.
Lors d’un stress, le cheval n’est plus capable de se concentrer et d’apprendre. Le stress est aussi une cause de mauvaises performances. Crier sur votre cheval produit donc l’effet inverse de celui désiré car il ne vous comprendra pas.
Plusieurs études, que je vous partage dans cet article, ont d’ailleurs montré que le cheval n’avait pas besoin de sons pour comprendre les humeurs humaines. Il est capable de lire vos émotions sur votre visage. Il est aussi fortement capable de ressentir vos émotions alors que vous n’êtes même pas encore dans son box. Tout cela pour vous dire, que pour pouvoir communiquer avec votre cheval, il faut déjà comprendre son monde sensorielle. Aujourd’hui nous allons donc parler de l’ouïe de votre cheval, de ses oreilles, mais aussi des petits poils d’oreille que nous avons tendance à couper.