Le stress chez le cheval, tout le monde en parle toujours mais savons-nous réellement ce que c’est?
La définition du stress

Je vous copie un texte de Nathalie Sellier, qui provient du site de la FRC. « Agression de l’organisme par un agent physique, psychique, émotionnel entraînant un déséquilibre qui doit être compensé par un travail d’adaptation ; agent qui agresse ; tension nerveuse, contrainte de l’organisme face à un choc (événement soudain, traumatisme, sensation forte, bruit, surmenage) ; état d’une personne soumise à cette tension ».
Le mot « stress » désigne donc plusieurs concepts. Il peut qualifier :
- L’agent qui provoque la réaction ;
- La réaction elle-même ;
- L’état résultant de la réaction.
Le stress chez le cheval
Chez le cheval, l’agent qui provoque la réaction peut être un transport, un changement de routine, la séparation avec le copain de pré etc.
La réaction elle-même sera d’abord une réaction physiologique, puis éventuellement physique. Prenons par exemple, un stress qui crée une peur. Le cheval est une proie, si par exemple un gros chien arrive derrière lui, il prend peur, cela lui crée un stress.
Dans son corps, une cascade de réponses physiologiques va se passer. L’hypothalamus va s’activer est libérer une hormone, l’ACTH. Sa libération créera une sécrétion de cortisol, qu’on appelle couramment, l’hormone de stress. Le cortisol régule entre autres la tension artérielle mais est surtout responsable pour la libération de glucose dans le sang. Enfin, l’adrénaline fait son apparition, favorisant la contraction des vaisseaux sanguins.
À quoi sert le stress chez le cheval ?
L’adrénaline va permettre au cœur de battre plus vite. Cela permettra d’irriguer les muscles plus rapidement. Si le cheval a peur, il pourra donc courir pour échapper à la source de la peur. Ses pupilles vont se dilater lui permettant une meilleure vision, quand on court, c’est quand même plus pratique d’y voir clair.. ! Étant en état de stress, le cerveau va automatiquement diriger le flux sanguin vers les muscles, le cœur et lui-même (pas bête, la bête). Cela signifie aussi que le flux sanguin du système digestif sera grandement diminué.
Ce qui nous emmène à notre dernier point ; l’état résultant de la réaction.
Un cheval soumis au stress aura donc un rythme cardiaque plus élevé, des contractions musculaires plus rapide ce qui peut engendrer une fatigue musculaire. Il aura aussi un taux de glucose plus élevé dans le sang mais surtout, un système digestif anormal dû au manque d’afflux sanguin ! Et oui, c’est souvent pour cela qu’un cheval stressé a du mal à prendre du poids.
Je vous rappelle aussi qu’en moins de 2h, un cheval stressé aura une flore intestinale complètement déséquilibrée, ce qui accentuera les problèmes digestifs, l’acidité globale mais aussi le stress…