
Le curcuma est à la mode depuis plusieurs années. Recherchez sur Google : curcuma pour chevaux, vous trouverez des dizaines de marques qui vous en proposent pour les ulcères, l’arthrose et pour bien d’autres problèmes.
Mais sur quelles recherches se basent-ils?
À ce jour, il n’y a toujours AUCUNE recherche sur les doses préconisées chez les chevaux. D’ailleurs, pour le moment, les recherches équines montrent plutôt que le curcuma est très mal assimilé par le cheval. Alors c’est parti, comme toujours basé sur la science, nous allons voir ensemble les réels bienfaits du curcuma chez le cheval. Aujourd’hui nous parlerons de l’effet sur :
- Les ulcères gastriques
- La flore intestinale
- Les parasites internes (vers)
- Son effet anti-inflammatoire
- Son action sur le foie
Mais tout d’abord, parlons du curcuma en lui même, pour une fois, je vais vous parler de l’impact de sa culture sur la planète, ainsi que sur les travailleurs.
Le curcuma
Le curcuma, originaire d’Asie du Sud-Est, est une plante herbacée cultivée principalement en Inde, en Indonésie et au Sri Lanka. Son principe actif majeur est la curcumine, un composé réputé pour ses puissantes propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Toutefois, la concentration de curcumine peut varier considérablement en fonction de la qualité du curcuma, des conditions de culture, ainsi que des méthodes de traitement post-récolte. Certaines variétés de curcuma contiennent des niveaux de curcumine très faibles, ce qui peut limiter leur efficacité. De plus, à ce jour, les études humaines sont toujours très controversées sur le fait que le curcuma soit bien assimilé par le corps, et ce, même en ajoutant de la péperine, comme on l’entend souvent.
Sa culture
La culture du curcuma, bien qu’importante pour l’industrie alimentaire et pharmaceutique, a un impact environnemental majeur. La récolte de curcuma nécessite un sol humide et bien drainé, et les plantes mettent entre 8 et 10 mois pour atteindre leur maturité, moment où les racines (rhizomes) sont extraites. Cependant, la culture intensive du curcuma est souvent associée à la déforestation, en particulier dans les régions tropicales où la terre est défrichée pour faire place aux plantations, ce qui entraîne une perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes locaux.
Les conditions de travail
Les conditions de travail lors de la récolte du curcuma sont également préoccupantes, avec des ouvriers souvent confrontés à des conditions difficiles et à une rémunération insuffisante, particulièrement dans les zones rurales d’Inde. Ces aspects soulignent la nécessité de pratiques agricoles durables et d’un commerce équitable pour réduire l’impact écologique et humain de la culture du curcuma.
Pourquoi je vous parle de ça ?
Quand on donne des produits naturels, on a la sensation de bien faire et d’aider la planète. Malheureusement, bien souvent, ce n’est pas le cas. Il est important de se sensibiliser à ce genre de choses. D’ailleurs, vous retrouverez plus d’informations sur l’impact d’autres plantes couramment utilisées dans ce webinaire.
Le curcuma pour les ulcères gastriques
Une étude a tenté de savoir si le curcuma pouvait aider à cicatriser les ulcères gastriques mais aussi à les prévenir. Pour cela, ils ont utilisé des chevaux au box avec une ration pouvant « potentiellement » créer des ulcères.
Le déroulement de l’étude
Les chercheurs ont donné 20 g de curcuma pendant 15 jours à 5 chevaux tests. Les 5 chevaux témoins, eux, n’ont rien reçu. Les chercheurs ont réalisé une gastroscopie avant et après l’administration du complément. Ils ont ensuite remis tous les chevaux au pré, à l’herbe et à la luzerne pendant 10 semaines. Enfin, ils ont échangé les groupes : le groupe test est devenu le groupe témoin et vice versa.
Leurs trouvailles
Les chevaux ayant reçu du curcuma ont présenté des lésions moins sévères et moins nombreuses dans la région squameuse de l’estomac. En revanche, il n’y avait pas de différence pour les ulcères de la région glandulaire.
MAIS
⚠️⚠️ À noter : 2 des 10 chevaux ayant reçu du curcuma ont présenté des lésions très sévères avec saignement. Les chercheurs n’ont pas observé ce phénomène chez les chevaux témoins. ⚠️⚠️
Au début de la deuxième période de l’étude, après les 10 semaines au pré, tous les estomacs des 10 chevaux étaient beaucoup plus ulcéreux que lors de la toute première semaine. Malgré la luzerne et l’herbe, les ulcères gastriques créés pendant l’étude ne se sont pas guéris en 10 semaines !!!!!!!!!!
Encore une fois, vous comprendrez l’importance d’appeler votre vétérinaire en cas de doute d’ulcère gastriques.